Moana
Première tortue accueillie, trouvée à Bora Bora dans un état préoccupant. Elle n’a pas survécu, mais aura été la clé de la création du centre de soins.
Nous agissons pour comprendre, soigner et protéger les tortues marines de Polynésie française.
Soins & guérison
Depuis 2004, l'association Te mana o te moana s'engage activement dans la sauvegarde des tortues marines en Polynésie française. À travers des actions concrètes de réhabilitation, de recherche scientifique et de sensibilisation, nous œuvrons pour la protection de ces espèces emblématiques et menacées.
Accueillir, soigner et réhabiliter les tortues marines malades, blessées, mutilées ou saisies par les autorités, avec l'autorisation de la DIREN.
Offrir un suivi médical adapté et des traitements de réhabilitation afin de relâcher les tortues marines ultérieurement dans leur milieu naturel.
Le centre de soins est équipé d'un bassin de réhabilitation, de nurseries pour les juvéniles, et d'une salle de soins pour les traitements médicaux des tortues.
Étape par étape
De son arrivée à sa remise à l'eau, chaque tortue suit quatre étapes essentielles, encadrées par nos vétérinaires, biologistes et soigneurs.
Les tortues malades, blessées, mutilées ou affaiblies sont recueillies par la population locale, les clubs de plongée ou les agents de l’administration.
Chaque individu est pris en charge et examiné par les vétérinaires, soigneurs et biologistes du centre.
Des soins adaptés sont prodigués en fonction des problèmes détectés, jusqu’à la guérison de la tortue.
Dès que son état de santé s’est amélioré, la tortue est relâchée dans son milieu naturel.
Le centre de soins
Chaque année, le centre de soins accueille des tortues en détresse, victimes de collision, pollution, pêche accidentelle, braconnage ou de causes naturelles.
Origine des arrivées
Le centre distingue deux situations : les tortues secourues à l’état « sauvage » — juvéniles et adultes — et les émergentes, nouveau-nés récupérés fragiles ou saisis. Parmi les tortues sauvages, les causes d’arrivée connues se répartissent ainsi :
Les pensionnaires
Parmi les cinq espèces de tortues marines présentes en Polynésie française, quatre ont été prises en charge par notre centre de soins.
Te honu aore rā
Chelonia mydas
plus de 88 % des tortues soignées
Te honu ʻafiʻi moa
Eretmochelys imbricata
environ 11 % des tortues soignées
Te honu ʻōrve
Lepidochelys olivacea
plus rarement observée
Te honu ʻafiʻi rahi
Caretta caretta
plus rarement observée
Portraits
Depuis 2004, certaines tortues ont marqué l’histoire du centre de soins par leur parcours.
Première tortue accueillie, trouvée à Bora Bora dans un état préoccupant. Elle n’a pas survécu, mais aura été la clé de la création du centre de soins.
L’une des toutes premières pensionnaires. Ses troubles de flottabilité et neurologiques l’empêchent de se nourrir seule : elle coule désormais des jours paisibles dans le bassin de repos.
Blessée au fusil harpon, elle a suivi une longue rééducation avant de regagner l’océan — 2 196 jours au centre, le plus long séjour jamais enregistré.
« Aveugle » en tahitien. Aveuglée par un tir de fusil harpon avant ses trois ans, elle est nourrie et assistée quotidiennement par nos équipes.
Unique tortue caouanne accueillie au centre. Relâchée à Teahupoo, sa balise satellite a émis près de deux ans et retracé un parcours de plus de 13 000 km. Un record.
Émergente très affaiblie, sauvée après 488 jours de soins. Elle a été relâchée par le Prince Albert II de Monaco lors d’une visite à Moorea.
Le centre en chiffres
Sur le terrain
Depuis 2006, Te mana o te moana suit les sites de ponte des tortues vertes sur l'atoll de Tetiaroa pour enrichir les connaissances sur les populations du Pacifique sud et favoriser des actions de conservation adaptées.
Projet de science participative visant une meilleure connaissance des populations de tortues marines de Polynésie française grâce à la photo-identification selon le protocole TORSOOI.
Synthèse des suivis satellitaires réalisés en Polynésie française depuis près de 20 ans : analyse de 41 tortues équipées de balises pour comprendre leurs routes migratoires, menée en 2024 pour la DIREN avec la NOAA.
Vue d'ensemble
Depuis 2006, Te mana o te moana suit les sites de ponte des tortues vertes sur l'atoll de Tetiaroa pour enrichir les connaissances sur les populations du Pacifique sud et favoriser des actions de conservation adaptées.
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Projet de science participative visant une meilleure connaissance des populations de tortues marines de Polynésie française grâce à la photo-identification selon le protocole TORSOOI.
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Initiative pour la Connaissance et la Conservation des Tortues Imbriquées dans le Pacifique Sud : une démarche citoyenne et scientifique menée à Wallis-et-Futuna et en Polynésie française (2024-2026).
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Projet partenarial de « recherche-conservation » sur la biodiversité littorale des îles de la Société : restauration de la végétation indigène du littoral sur cinq sites de Tahiti, Moorea et Tetiaroa.
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REStauration des Écosystèmes côtiers à Tahiti : lutte contre l'espèce invasive Trachemys scripta pour restaurer les écosystèmes des embouchures de rivières et des zones côtières, et préserver la biodiversité indigène.
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Étude des tortues vertes juvéniles et subadultes dans les îles du Vent (Tahiti, Moorea, Tetiaroa) par capture-marquage-recapture, dans une approche participative associant plongeurs polynésiens et volontaires locaux (2025-2028).
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Synthèse des suivis satellitaires réalisés en Polynésie française depuis près de 20 ans : analyse de 41 tortues équipées de balises pour comprendre leurs routes migratoires, menée en 2024 pour la DIREN avec la NOAA.
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Projet visant à estimer la taille de la population de tortues marines de Tetiaroa, identifier leurs zones de répartition et analyser leur utilisation du lagon et des pentes récifales externes.
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